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Aéronautique, chimie, agriculture et viticulture, automobile, pharmacie… devant les représentants des secteurs les plus exportateurs réunis à l’Elysée, le chef de l’Etat a dénoncé une décision « brutale et infondée. »
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Le premier ministre irlandais, Micheal Martin, a assuré jeudi que son pays et l’Union européenne (UE) « traverseront la tempête » déclenchée par les taxes douanières de Donald Trump, mais il estime que « les négociations sont la voie à privilégier ». « Il ne fait aucun doute que l’imposition de droits de douane par les Etats-Unis aura un impact négatif », a jugé M. Martin lors d’une conférence de presse conjointe à Dublin avec le commissaire européen à la justice, Michael McGrath.
L’Irlande dépend fortement du commerce avec les Etats-Unis et des investissements américains, notamment dans la technologie, et ces nouveaux droits de douane pèseront lourdement sur son économie, bien que son important secteur pharmaceutique ait jusqu’ici été épargné par les annonces. « Nous ne voyons aucune justification » à l’imposition de 20 % de taxes annoncée par Donald Trump sur les produits en provenance de l’UE, a déploré M. Martin. « Il est important que nous nous concentrions sur les facteurs que nous pouvons contrôler, y compris l’amélioration de notre compétitivité et l’investissement dans les infrastructures », a-t-il ajouté.
M. McGrath, ancien ministre des finances de l’Irlande, a pour sa part confirmé que l’UE se préparait à des contre-mesures supplémentaires pour protéger les intérêts irlandais et les entreprises du pays si les discussions échouaient. « Nous voulons que des négociations significatives et substantielles aient lieu rapidement, car l’UE devra répondre au cas où les négociations échoueraient », a-t-il mis en garde.
Les droits de douane imposés depuis le mois de janvier par l’administration Trump pourraient réduire d’« environ 1 % » le commerce de marchandises en volume cette année, a annoncé jeudi la cheffe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans une rare prise de parole à ce sujet.
« Je suis profondément préoccupée par cette baisse et par le potentiel d’escalade vers une guerre tarifaire avec un cycle de mesures de représailles qui mènerait à de nouvelles baisses des échanges de marchandises », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, dans un communiqué.
Les marchés boursiers européens ont fortement chuté jeudi, Paris signant sa pire baisse depuis deux ans, au lendemain de l’offensive commerciale de Donald Trump. Paris a cédé 3,31 %, son plus fort recul quotidien depuis la séance du 15 mars 2023. Francfort a perdu 3,01 %, Milan 3,60 %, et Londres 1,55 %.
Bonsoir Charline et Simon,
Il n’est pas vraiment question d’« erreurs de calcul » mais plutôt de l’utilisation d’une mauvaise méthode, selon plusieurs spécialistes.
Le représentant au commerce américain a publié une formule aux multiples variables exprimées en lettres grecques, mais plusieurs d’entre elles s’annulent et en font une simple division. Pour calculer les supposées taxes douanières, la Maison Blanche a donc divisé la balance commerciale (la différence entre importations et exportations) par la valeur des importations – et ce quel que soit le pays. Un calcul qui ne prend pas en compte les spécificités des liens commerciaux.
Cela donne de supposés « tarifs douaniers » imposés par les pays aux Etats-Unis beaucoup plus importants que ceux observés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La Maison Blanche affirme avoir pris en compte d’autres barrières commerciales que les simples droits de douane, citant notamment les normes environnementales ou la manipulation des taux de change. La Chine taxerait ainsi de 67 % les produits américains ; elle appliquait en 2024 un tarif douanier moyen de 4,9 %, d’après les statistiques de l’OMC. L’écart est tout aussi grand pour l’Union Européenne (1,7 % selon l’OMC, 39 % pour Donald Trump) ou encore l’Inde (6,2 % contre 52 %).
« Cette approche est tellement pleine d’erreurs qu’il est difficile de savoir par où commencer », a estimé jeudi le Prix Nobel d’économie Paul Krugman sur son blog. Il souligne notamment que les calculs prennent en compte uniquement les biens échangés, omettant les services. Au bout du compte, la méthode est « stupide », tranche-t-il.
Les transporteurs maritimes, déjà confrontés à des tarifs de fret bas, risquent de voir les échanges internationaux se contracter sur certaines routes maritimes, entraînant une réorganisation des flux, anticipent les analystes jeudi. « Les importantes barrières douanières sur “l’usine asiatique” vont inévitablement réduire la demande de transport maritime de conteneurs entre l’Asie et les Etats-Unis », a anticipé le cabinet d’expert Braemer, spécialisé dans le transport maritime.
Le Shanghai Containerized Freight Index (SCFI), indicateur de référence pour le prix des conteneurs qui sortent de Chine, est actuellement à son plus bas niveau depuis la fin de l’année 2023, période marquée par des pertes pour les compagnies maritimes. Les prix ne sont toutefois pas aussi bas qu’après la crise financière de 2008-2009. Jeudi, la perspective de ralentissement des échanges commerciaux mondiaux a fait chuter les valeurs du secteur. L’armateur allemand Hapag-Lloyd chutait de 6,17 % à Francfort, A.P. Moller-Maersk chutait de 8,44 % à Copenhague, et le suisse Kuehne + Nagel de 8,46 % à Zürich vers 14 h 45.
Même avant les annonces de Donald Trump, « on anticipait un agrandissement de l’écart entre l’offre et la demande de transport de conteneurs d’ici à 2030, en raison d’un vaste renouvellement de la flotte mondiale ». L’arrivée de nouveaux bateaux commandés par les armateurs du monde entier pour les années à venir risque en effet de provoquer un phénomène de surcapacité, selon les analystes.
Les annonces de barrières douanières vont pousser « les compagnies maritimes à redéployer leurs flottes sur les espaces les plus dynamiques », selon Arthur Barillas de Thé, président du commissionnaire de transport Ovrsea. Elles vont « repenser très rapidement leurs services et déployer leurs capacités sur les espaces où il y a le plus d’échanges », comme la route Europe-Asie ou intra-Asie, toujours selon M. Barillas de Thé.
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Le président brésilien, Lula, a annoncé jeudi que « toutes les mesures appropriées » seraient prises pour « défendre les entreprises et les travailleurs » du pays sud-américain, visé par l’imposition de 10 % de droits de douane par les Etats-Unis.
« Nous défendons le multilatéralisme et le libre-échange, et nous répondrons à toute tentative d’imposer un protectionnisme qui n’a plus sa place dans le monde », a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva lors d’une cérémonie officielle à Brasilia.
La décision de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 50 % sur les produits importés aux Etats-Unis depuis Saint-Pierre-et-Miquelon traduit « l’incompétence de l’administration américaine », a réagi jeudi l’unique député du petit archipel français dans l’Atlantique Nord.
Situé face au Canada, le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon est durement touché par la décision américaine puisqu’il verra ses produits taxés 30 points au-dessus de ceux de l’Union européenne et de la France métropolitaine, qui se voient infliger un taux de 20 %. « Je ne sais pas d’où sortent ces chiffres », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) le député Stéphane Lenormand (Liot), en référence au tableau produit par la Maison Blanche qui récapitule les nouvelles surtaxes douanières américaines.
« On est un petit marché d’un peu plus de 6 000 habitants, je ne pense pas que ce soit nous qui soyons à l’origine du déséquilibre de la balance du commerce extérieur américain », a-t-il ironisé. Selon l’Iedom, l’organe de la Banque de France dans les outre-mer, l’économie de l’archipel se caractérise par la prépondérance des importations et la faiblesse des exportations. La France et le Canada sont les principaux partenaires de l’archipel, mais en 2023, les exportations enregistrées par les douanes françaises – du flétan principalement – ont été majoritairement tournées vers les Etats-Unis.
« On peut être impactés sur la pêche puisqu’on peut être amenés à vendre sur le marché américain. Est-ce que ça va être concerné par ce genre de taxes ? Je ne sais pas », s’est-il interrogé en exprimant la « difficulté de voir les conséquences réelles » des droits de douane imposés par le gouvernement américain. L’absence de produits de la pêche déclarés dans les exportations de l’archipel rend difficile l’analyse de la balance, mais « les chiffres en présence montrent une stabilité du déficit commercial sur un an, à hauteur de 100,3 millions d’euros », est-il précisé dans le rapport annuel économique de Saint-Pierre-et-Miquelon par l’Iedom.
Selon le député, « Trump pose les bases d’une guerre économique » qui aura des impacts en Europe, « mais aussi à Saint-Pierre-et-Miquelon, alors que c’est un des territoires d’outre-mer qui souffre le plus de la vie chère ».
Bonjour,
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est « guidée par ses membres », a expliqué plus tôt l’économiste Sébastien Jean, qui a répondu aux questions des lecteurs au cours d’un tchat. Ce n’est pas l’OMC qui peut réagir, ce sont ses membres qui peuvent se plaindre devant elle. Ils devraient le faire massivement, estime-t-il.
Donald Trump a averti que sa politique économique pourrait provoquer « quelques perturbations ». Pour les spécialistes, il faut plutôt s’attendre à de sérieux problèmes.
Donald Trump est accusé de « se tirer une balle dans le pied » en tentant d’imposer des droits de douane élevés à de nombreux partenaires commerciaux des Etats-Unis.
La première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui avait déploré dès mercredi soir une « mauvaise mesure » à propos de l’introduction de nouveaux droits de douane américains, « a annulé les engagements prévus aujourd’hui [jeudi] afin de se concentrer sur les mesures à prendre à la suite de l’introduction de nouveaux droits par le gouvernement américain », ont fait savoir ses services, alors qu’elle était attendue dans l’après-midi en Calabre.
Elle a réuni ses principaux ministres jeudi pour discuter de leur approche, et ensuite, le ministre des entreprises, Adolfo Urso, a appelé au calme. « Réagir aux droits de douane sur des marchandises par d’autres droits de douane sur des marchandises exacerbe l’impact sur l’économie européenne », a-t-il déclaré au Sénat. « La première règle est de ne pas nous nuire davantage, en déclenchant une escalade de représailles qui entraînerait une guerre commerciale dévastatrice », a-t-il estimé.
« Nous devons réagir, oui, mais de manière intelligente, en restant calmes, pour évaluer complètement les conséquences directes et indirectes des mesures américaines et donc la meilleure réponse », a ajouté M. Urso. Les ministres de Mme Meloni devraient rencontrer dans les jours à venir les différentes associations professionnelles pour discuter de la situation, a-t-il ajouté.
Tout en saluant l’approche de l’Union européenne (UE) consistant à ouvrir des discussions avec l’administration américaine, il a également exhorté l’UE à agir « immédiatement » pour restaurer la compétitivité des entreprises. Il a déclaré que Bruxelles devrait suspendre les règles sur le pacte vert – le plan ambitieux de l’UE en matière de climat visant à la neutralité carbone d’ici 2050 – en invoquant les dommages subis par l’industrie automobile, frappée par des droits de douane américains de 25 %.
En clôture de sa prise de parole, Emmanuel Macron a appelé à suspendre les investissements aux Etats-Unis en attendant une clarification. « On n’est pas naïfs, donc on va se protéger », a poursuivi le président, estimant « important que les investissements à venir, ou annoncés ces dernières semaines, soient, un temps, suspendus, tant qu’on n’a pas clarifié les choses avec les Etats-Unis ». « Quel serait le message d’avoir des grands acteurs européens qui se mettent à investir des milliards d’euros dans l’économie américaine au moment où ils sont en train de nous taper », a encore interrogé M. Macron.
Poursuivant son discours d’introduction, Emmanuel Macron a assuré que « l’ampleur et le caractère négatif [des nouveaux tarifs douaniers toucheront] avant tout l’économie américaine ». « L’économie et les Américains, qu’il s’agisse des entreprises ou des citoyens, sortiront plus faibles et plus pauvres. »
Au niveau européen (taxé à 20 %, selon les annonces de Donald Trump), « riposte, il y aura », a confirmé M. Macron. Une première phase interviendra à la mi-mai en réponse aux taxes déjà décidées, à savoir celles sur l’acier et l’aluminium. Une seconde apportera à la fin du mois une réponse européenne, « plus massive » et « secteur par secteur », aux tarifs douaniers annoncés mercredi.
Le chef de l’Etat français a également appelé les Européens à « rester unis », mettant en garde contre la tentation des plus grandes puissances de « jouer solo ».
A l’Elysée, en introduction d’une réunion avec des représentants des filières touchées par les droits de douane américains, Emmanuel Macron a estimé que les annonces de Donald Trump étaient un « choc pour le commerce international », dénonçant « une décision brutale et infondée », « parce qu’on ne corrige pas des déséquilibres commerciaux en mettant des tarifs » douaniers.
La liste des surtaxes annoncées mercredi par le président américain est « inquiétante », a noté le chef de l’Etat français, citant notamment les « tarifs exorbitants » appliqués à certains territoires ultramarins comme La Réunion ou Saint-Pierre-et-Miquelon. « Cette décision va toucher tous les secteurs pour nos économies », a encore anticipé Emmanuel Macron, détaillant « 20 % de tarifs pour tous les secteurs, sauf l’aluminium, l’acier et l’automobile, qui sont déjà à 25 % », et « au moins 25 % pour les secteurs pharmaceutique, du bois et des conducteurs ».
Bonjour Songeur,
La Russie fait effectivement partie des rares exceptions de la longue liste de pays frappés par les droits de douane imposés par Donald Trump. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, l’a justifié jeudi matin en invoquant les sanctions américaines qui « empêchent déjà tout commerce significatif » avec Moscou. Mais les Etats-Unis commercent toujours davantage avec la Russie – les échanges étaient de l’ordre de 3,5 milliards de dollars entre les deux pays en 2024 – qu’avec des pays comme l’île Maurice ou Brunei qui, eux, figurent sur la liste des tarifs douaniers de M. Trump.
D’après des calculs réalisés par Les Décodeurs, fondés sur la méthodologie du bureau du représentant américain au commerce et des données officielles des volumes d’importations en dollars compilés par le Census – l’équivalent américain de l’Insee –, si la Russie avait figuré sur la liste des pays touchés par ces nouveaux droits de douane, elle aurait été taxée à 42 %, tandis que la Biélorussie, aussi absente, aurait vu des tarifs douaniers de 24 %.
Ces deux pays sont absents de la liste, comme la Corée du Nord ou Cuba, car « ils sont déjà confrontés à des droits de douane extrêmement élevés, et les sanctions que nous avons imposées précédemment empêchent tout commerce significatif avec ces pays », faisait valoir une source de la Maison Blanche au New York Times.
Les valeurs technologiques chutent à la Bourse de New York. Vers 15 h 50 (heure à Paris), le Nasdaq, indice à forte coloration technologique, lâchait 4,41 %. Plusieurs géants du secteur plongeaient face aux craintes d’une addition plus lourde pour leur chaîne d’approvisionnement : Apple (− 9,10 %), Nvidia (− 5,45 %), Dell (− 16,96 %), Broadcom (− 6,03 %).
Le secteur de l’habillement plonge également. Vers la même heure, les marques dont une partie des vêtements sont fabriqués en Chine ou au Vietnam (respectivement taxés à hauteur de 34 % et de 46 %, en plus des droits de douane déjà imposés) dévissaient, à l’instar de Gap (− 16 %), Ralph Lauren (− 12,1 %), Lululemon (− 12,2 %) ou encore le géant américain Nike (− 11,08 %).
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a estimé jeudi que la décision de son homologue américain, Donald Trump, de ne pas appliquer de droits de douane réciproques avec le Mexique était quelque chose de « bon » pour son pays.
« C’est bon pour le Mexique », a dit la cheffe d’Etat lors d’une conférence de presse. Elle a précisé que cette décision était due à « la bonne relation » que son gouvernement avait construite avec l’administration américaine.
La BCE a estimé en mars qu’une guerre commerciale à l’initiative des Etats-Unis pourrait relancer l’inflation à court terme, selon un compte rendu de sa réunion publié jeudi après l’offensive de Donald Trump contre une longue liste de partenaires commerciaux. « La combinaison des tarifs douaniers américains et des mesures de rétorsion pourrait (…) présenter des risques à la hausse pour l’inflation, notamment à court terme », énonce le document.
Grand exportateur, notamment de biens d’équipement, la zone euro, menée par l’Allemagne, pourrait « ressentir le plus grand impact » de ces mesures, se sont inquiétés en mars les banquiers centraux. Si l’impact des tarifs américains est attendu comme « globalement négatif » pour l’économie mondiale, il reste néanmoins « plus ambigu pour l’inflation » sur la durée, ont-ils aussi reconnu.
Une hausse générale des prix « à court terme, partiellement alimentée par le taux de change, pourrait être largement contrebalancée par des pressions à la baisse sur les prix liées à la baisse de la demande, surtout à moyen terme », note le document. De quoi compliquer la fixation du prochain cap monétaire. En mars, la BCE a procédé à sa sixième baisse de taux depuis juin 2024, dans un contexte de désinflation confirmée. En même temps, la BCE soulignait un climat d’« incertitude élevée et exceptionnelle » intégrant des éléments dits « radicaux », c’est-à-dire difficiles à quantifier, selon le document.
Stellantis, cinquième constructeur mondial, a annoncé fermer son usine canadienne de Windsor (Ontario), qui emploie environ 4 000 salariés, pendant deux semaines, du 7 au 21 avril, a annoncé jeudi une porte-parole du groupe, confirmant une annonce du syndicat local Unifor. Cette usine bientôt centenaire fabrique des monospaces Chrysler Pacifica et de puissantes berlines électriques Dodge Charger, exportés en masse vers les Etats-Unis, juste de l’autre côté de la rivière Détroit.
La fermeture de Windsor est « principalement liée » aux droits de douane annoncés par Donald Trump sur les voitures importées vers les Etats-Unis, selon le syndicat. Le groupe Stellantis a dit continuer « d’évaluer les effets [des droits douanes américains] sur les véhicules importés et continuera de discuter avec l’administration américaine de ces changements de politique ». « Les mesures immédiates que nous devons prendre comprennent l’arrêt temporaire de la production dans certaines de nos usines d’assemblage canadiennes et mexicaines, ce qui aura une incidence sur plusieurs de nos installations américaines de production de moteurs et d’emboutissage qui soutiennent ces opérations », a poursuivi le groupe.
Le président de Stellantis, John Elkann, avait été reçu lundi par Donald Trump. En accord avec les deux autres géants américains, Ford et General Motors, Stellantis demande notamment des droits de douane allégés pour les automobiles importées depuis le Mexique et le Canada, où les constructeurs comptent de nombreuses usines. Les constructeurs craignent que les droits de douane, qui doivent les pousser à produire plus aux Etats-Unis, ne les obligent à hausser fortement le prix des véhicules, chassant les acheteurs des concessions.
Le constructeur suédois Volvo Cars, propriété du groupe chinois Geely, va devoir augmenter sa production de véhicules aux Etats-Unis et probablement y produire un modèle de plus pour faire face à la hausse des droits de douane décidée par Donald Trump, a dit son directeur général, jeudi à l’agence Bloomberg.
Depuis jeudi, 6 h 01 (heure à Paris), les voitures fabriquées en dehors des Etats-Unis sont soumises à une surtaxe de 25 %, un coup dur pour l’industrie mondiale, alors que des droits de douane de même ampleur sur les pièces détachées doivent aussi progressivement entrer en vigueur. « Nous allons devoir augmenter le nombre de voitures que nous fabriquons aux Etats-Unis, et certainement transférer un autre modèle dans cette usine », a dit Hakan Samuelsson à Bloomberg.
Volvo Cars assemble dans son usine près de Ridgeville, en Caroline du Sud, ses modèles électriques EX90 et Polestar 3 et va « devoir regarder attentivement » quel modèle ajouter à ses lignes de production, a-t-il ajouté. Le titre Volvo Cars reculait de 5,13 % à 17,97 couronnes suédoises peu avant 15 heures à la Bourse de Stockholm, qui reculait de 3,7 %. Interrogé par l’Agence France-Presse, Volvo Cars n’a pas souhaité fournir d’autres détails sur ses projets.
Le président de la République reçoit à l’Elysée, à 16 heures, les représentants de filières exportatrices et du patronat. Le premier ministre, François Bayrou, et plusieurs ministres (économie, agriculture, industrie, commerce extérieur) seront aussi présents.
Selon la liste des invités obtenue par l’Agence France-Presse, sont attendus les représentants des filières aéronautiques (dont Guillaume Faury, directeur général d’Airbus), industrielles et agricoles et viticoles. Le secteur automobile, qui sera touché par une surtaxe spécifique de 25 % sur les voitures importées, devait être représenté par Luc Chatel, président de la Plateforme automobile (PFA). Devaient être également présents les représentants de la chimie, de l’électronique, de la métallurgie, de la santé et des cosmétiques.
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