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La performance des fonds en euros de l’assurance-vie dépend aussi du niveau des réserves financières dont peuvent ou non profiter les compagnies.
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Fruits d’un alliage assurantiel plus complexe qu’il n’y paraît, les fonds en euros de l’assurance-vie disposent d’un joker spécifique : la provision pour participation aux bénéfices (PPB). « Ce mécanisme, institué par la loi du 17 décembre 1966 sur la participation aux excédents et strictement encadré par le code des assurances, permet aux compagnies de lisser dans le temps la distribution des bénéfices à leurs assurés », explique Philippe Crevel, directeur général du groupe de réflexion Le Cercle de l’épargne.
Les assureurs doivent redistribuer aux épargnants au moins 85 % des bénéfices financiers, générés par le placement des primes collectées, et 90 % des bénéfices techniques, résultant de la différence entre les primes des épargnants et les capitaux qui leur sont reversés. Ils peuvent redistribuer cette part annuellement, mais ils ont aussi la possibilité « de mettre une partie de ces bénéfices en réserve, sous forme de PPB, pour compenser la volatilité des rendements. Cette provision comptable appartient collectivement aux assurés et doit leur être restituée dans un délai maximal de huit ans », poursuit M. Crevel.
Véritable poire pour la soif, la PPB a été fortement dotée lorsque les taux obligataires étaient au plus bas. Elle a bondi de 55,2 milliards d’euros à 71,4 milliards, entre 2018 et 2021, selon les estimations de Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site Good Value for Money (GVfM), qui produit chaque année une étude sur l’état des réserves des compagnies d’assurances, mutuelles et instituts de prévoyance. Avant de décroître progressivement pour « soutenir les taux servis sur les fonds en euros, afin de contrer la concurrence du Livret A, dont la rémunération était remontée en flèche », note M. Chartier-Kastler.
Tombée à 63,7 milliards d’euros, fin 2023, la PPB a encore baissé d’un cran en 2024 (les chiffres officiels ne sont pas publiés au moment où nous rédigeons cet article) et le reflux devrait se poursuivre en 2025. « La consommation de cette provision sera moindre qu’en 2023, mais elle restera soutenue pour rapprocher progressivement les fonds en euros des produits de taux de plus court terme », anticipe Philippe Crevel.
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