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Collectif
Les investissements dans le domaine de la défense prônés par Emmanuel Macron ne doivent pas se faire au détriment de services publics déjà fragilisés, quand des mesures fiscales pourraient contribuer à ces deux postes de dépense, alerte, dans une tribune au « Monde », un collectif d’associations, de syndicats, d’intellectuels et de citoyens.
Publié hier à 13h32, modifié hier à 14h24 Temps de Lecture 4 min.
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Depuis plusieurs semaines, à mesure que se dégrade la situation géopolitique monte en France une petite musique : nous n’aurions pas les moyens de faire face aux investissements nécessaires au renforcement de notre défense ; il serait inéluctable de prélever ces financements sur les services publics, la sécurité sociale et la lutte contre le dérèglement climatique.
Alors qu’outre-Atlantique, l’action de Donald Trump met en évidence les conséquences dramatiques de la destruction de toutes les formes du public, nous, associations, syndicats, intellectuels, ONG et citoyens, alertons. Notre démocratie est au moins autant menacée par un délitement des services publics que par une offensive militaire. Se donner les moyens d’éviter celle-ci ne peut pas être un prétexte pour dégrader encore les premiers, bien au contraire : ce contexte nous enjoint de renforcer l’ensemble des solidarités qui font le socle de notre démocratie et à réaffirmer le sens d’une contribution commune pour les financer.
Les attaques de plus en plus fréquentes contre la recherche, l’éducation, la justice, la culture, l’environnement, la santé publique, les politiques d’accueil ou l’aide au développement nous le montrent : partout dans le monde se déploie un projet inédit de casse de la démocratie. Sur la scène internationale, ces attaques s’accompagnent d’une tentation de fermeture des frontières, d’un mépris du droit international et d’une montée des régimes autoritaires.
A l’inverse des exigences du moment, l’exécutif a semblé profiter de ce bouleversement pour poursuivre une trajectoire dogmatique : augmenter les impôts serait impossible, investir dans notre défense nécessiterait donc « des réformes, des choix, du courage », selon les mots d’Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée du 5 mars. Le message est clair : il faudrait piocher dans la protection de l’enfance pour financer l’armée, réduire les retraites pour améliorer le renseignement, fragiliser l’hôpital au profit de l’industrie de guerre. Les services publics et leurs agents sont de nouveau en ligne de mire.
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