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Désignant initialement la surexploitation des ressources minières, souvent associée à des dynamiques de violence, la notion a vu son usage étendu à de nouveaux domaines comme la finance, le numérique ou le tourisme de masse.

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La mine de cuivre à ciel ouvert, Cobre Panama, le 21 mars 2025, dans le district de Donoso (Panama).

Histoire d’une notion. Si tous les maux de la planète pouvaient être encapsulés dans un seul mot, quel serait-il ? « Extractivisme » ferait un bon candidat, du moins dans les milieux militants et académiques. Désormais omniprésente, la dénonciation de l’extractivisme est intersectionnelle : on la croise aussi bien dans les discours écologistes, décoloniaux ou anticapitalistes. L’extractivisme, c’est le vol, la prédation, l’exploitation du Sud, la pollution et le dérèglement climatique.

Au départ, il renvoyait à l’exploitation forestière, minière ou pétrolière, par des multinationales en Amérique du Sud. On l’utilise désormais dans des contextes très divers : la surpêche, l’exploitation du corps des femmes, l’appropriation des savoirs indigènes, l’installation d’éoliennes dans des fermes fragilisées, l’usage des données personnelles par les géants du numérique… « Extractivisme » propose une grille d’analyse totale du système économique, dans la lignée de l’« exploitation » de l’homme par l’homme. La résonance entre les deux concepts n’est pas fortuite. Avant d’être popularisé par Karl Marx (1818-1883), le mot Ausbeutung (« exploitation ») était utilisé pour évoquer l’extraction du charbon et des minerais.

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