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Le chef de l’Etat a annoncé une « riposte européenne » en deux étapes, la première à la mi-avril, avec des taxes déjà décidées en particulier sur l’acier et l’aluminium, et la seconde « plus massive » à la fin du mois après une étude secteur par secteur.
Recevant à l’Elysée, jeudi 3 avril, les responsables des principales filières affectées par l’augmentation des droits de douane américain annoncées la veille par Donald Trump, Emmanuel Macron a jugé cette mesure « brutale et infondée ».
« Une chose est sûre, avec les décisions de cette nuit, l’économie américaine et les Américains, qu’il s’agisse des entreprises ou des citoyens, sortiront plus faibles qu’hier et plus pauvres », a déclaré le chef de l’Etat, appelant les Européens à « rester unis » dans ces circonstances. « Tous les instruments sont sur la table » pour riposter, appelant les entreprises à suspendre leurs investissements aux Etats-Unis.
« On n’est pas naïfs, donc on va se protéger », a poursuivi le président, estimant « important que les investissements à venir, ou annoncés ces dernières semaines, soient, un temps, suspendus, tant qu’on n’a pas clarifié les choses avec les Etats-Unis ». « Quel serait le message d’avoir des grands acteurs européens qui se mettent à investir des milliards d’euros dans l’économie américaine au moment où ils sont en train de nous taper », a encore interrogé M. Macron, évoquant aussi une « riposte européenne » en « deux étapes ».
« La première riposte aura lieu mi-avril. Elle porte sur les taxes déjà décidées, en particulier sur acier et aluminium ». « La deuxième réponse, plus massive, celle aux tarifs annoncés hier, se fera à la fin du mois après une étude précise, secteur par secteur », a-t-il ajouté. Au cours de cette réunion à l’Elysée où étaient présents les représentants du patronat et des filières aéronautique, industrielle, agricole et viticole, ainsi que de la chimie, de l’électronique, de la métallurgie, de la santé et des cosmétiques, le premier ministre, François Bayrou, a, pour sa part, dénoncé « une atteinte à l’idée que nous nous faisions de la stabilité du monde, en tout cas occidental ».
L’inquiétude des milieux économiques était générale au lendemain des annonces du président américain, qui a imposé des taxes de 10 % minimum sur toutes les importations et de 20 % pour les produits en provenance de l’Union européenne. Dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse (AFP) avant la réunion, le président du Medef, Patrick Martin, juge lui aussi ces mesures « d’une extrême gravité pour l’économie européenne et probablement pour l’économie américaine elle-même ». Il prône à la fois « une négociation ferme » avec les Etats-Unis et la mise en place de mesures de soutien aux secteurs concernés.
Pour Emmanuel Guichard, de la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA), « il y aura forcément un impact pour l’industrie cosmétique (…) Il sera avalé soit par l’inflation, soit par la baisse des volumes vendus [aux] Etats-Unis, notre premier marché à l’export », a-t-il déclaré à l’AFP.
Le secteur automobile, qui sera touché par une surtaxe spécifique de 25 %, n’était pas représenté à la réunion. A la Bourse de Paris, le CAC 40 accusait le coup, perdant près de 3 % à quarante minutes de la clôture.
Les Etats-Unis étaient en 2023 le 4e marché de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises. Parmi les secteurs les plus exposés figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie, etc.), les vins et le cognac.
« Nous évaluons les impacts potentiels », a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus. « Nous vendons aux Etats-Unis, nous fabriquons, nous assemblons, nous développons aux Etats-Unis, comme peu d’autres entreprises », avait expliqué en février le PDG de l’avionneur européen, Guillaume Faury.
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En ce qui concerne les vins et les alcools distillés français, les Etats-Unis sont le premier importateur. En 2024, 2,4 milliards d’euros de « vins de raisin » ont traversé l’Atlantique, auxquels il faut ajouter 1,5 milliard d’euros de « boissons alcoolisés distillées », notamment le cognac. La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) craint « un recul des exportations d’environ 800 millions d’euros », avec « un impact énorme sur l’emploi et l’économie du secteur ». D’après les annonces faites mercredi, Donald Trump semble avoir abandonné l’idée d’une taxation à 200 % des alcools européens qu’il avait envisagée à la mi-mars.
Le Monde avec AFP
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