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Directeur du Trésor à la fin des années 1970, le haut fonctionnaire participa à la création du système monétaire européen. Nommé à la tête du « Lyonnais » sous François Mitterrand, il engagea la banque publique dans une stratégie de croissance tous azimuts, ce qui le mènera à sa chute.
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Du fauteuil de directeur du Trésor au banc des prévenus, Jean-Yves Haberer, mort lundi 31 mars à 92 ans, aura connu successivement, au fil d’une carrière hors normes, certains des plus hauts postes de la fonction publique française et l’humiliation d’une condamnation à la suite des très lourdes pertes du Crédit lyonnais, la banque – alors publique – qu’il dirigea cinq ans.
Sorti deuxième, en 1959, de la promotion Vauban de l’Ecole nationale d’administration, celle du futur président de la République Jacques Chirac, Jean-Yves Haberer, commence sa carrière à l’inspection des finances, puis devient, en 1966, conseiller technique de Michel Debré au ministère de l’économie et des finances. Là, il œuvre à la refonte du secteur financier français, travaillant à la réforme bancaire qui favorise, à partir de 1967, l’émergence de la BNP et des compagnies d’assurances UAP, AGF et GAN.
Nommé directeur du Trésor en 1978, il participe à la création du système monétaire européen. Après l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée en 1981, il parvient à sauver sa tête puis prend, en 1982, la présidence de Paribas qui vient d’être nationalisée, comme les autres grandes banques françaises. Il en sera chassé par Edouard Balladur, ministre de l’économie et des finances après l’alternance de 1986, ce qu’il vit comme une offense, d’autant que la privatisation de Paribas, en 1987, sera un succès incontesté, attirant 3,8 millions d’épargnants.
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