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Histoire d’une notion. Si tous les maux de la planète pouvaient être encapsulés dans un seul mot, quel serait-il ? « Extractivisme » ferait un bon candidat, du moins dans les milieux militants et académiques. Désormais omniprésente, la dénonciation de l’extractivisme est intersectionnelle : on la croise aussi bien dans les discours écologistes, décoloniaux ou anticapitalistes. L’extractivisme, c’est le vol, la prédation, l’exploitation du Sud, la pollution et le dérèglement climatique.
Au départ, il renvoyait à l’exploitation forestière, minière ou pétrolière, par des multinationales en Amérique du Sud. On l’utilise désormais dans des contextes très divers : la surpêche, l’exploitation du corps des femmes, l’appropriation des savoirs indigènes, l’installation d’éoliennes dans des fermes fragilisées, l’usage des données personnelles par les géants du numérique… « Extractivisme » propose une grille d’analyse totale du système économique, dans la lignée de l’« exploitation » de l’homme par l’homme. La résonance entre les deux concepts n’est pas fortuite. Avant d’être popularisé par Karl Marx (1818-1883), le mot Ausbeutung (« exploitation ») était utilisé pour évoquer l’extraction du charbon et des minerais.
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