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Pierre-Yves Gomez
Professeur émérite à l'EM Lyon
Les géants de la tech américains, s’alignant sur les idées qui leur semblent dominantes, ont prêté allégeance quasi immédiatement au nouveau pouvoir républicain après la défaite des démocrates. Ils s’inscrivent dans le mouvement de sociétalisation des entreprises, explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.
Publié hier à 06h30, modifié hier à 14h43 Temps de Lecture 2 min.
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Gouvernance. L’alignement quasi immédiat des grandes entreprises américaines sur la ligne culturelle du président Trump a stupéfié l’opinion européenne. Supposés porteurs d’une vision progressiste, les géants de la tech, pour la plupart soutiens financiers de l’administration démocrate, semblaient partager les valeurs sociétales qu’elle défendait. Pourtant, après la défaite des démocrates, ces mêmes entreprises ont prêté allégeance au nouveau pouvoir républicain. A la manière de féodaux d’un autre temps, on les vit se presser aux premiers rangs de la cérémonie d’investiture de Donald Trump.
Le constat est cruel pour ceux qui croyaient que les prises de position des entreprises reflétaient une réelle adhésion à leur vision du monde. En réalité, elles s’inscrivent dans le mouvement de sociétalisation des entreprises.
Envers politique du capitalisme contemporain, la sociétalisation a transformé le débat public en un marché des opinions. Selon la logique décrite jadis par [le sociologue] Pierre Bourdieu (Les Règles de l’art, 1992), les acteurs de ce marché cherchent à maximiser des capitaux symboliques faits de valeurs éthico-identitaires, afin de préserver ou d’améliorer leur position sociale. Devenu liquide et spéculatif grâce aux réseaux sociaux, le marché est animé par des groupes de pression ou des individus s’auto-instituant porte-parole de la société pour influer sur l’opinion.
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