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Julien Bouissou
Conçue pour relancer les chantiers navals, la taxe décidée par Donald Trump sur le cabotage devrait créer un chaos logistique et pénaliser autant les exportations que les importations, explique Julien Bouissou, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
Publié hier à 14h00 Temps de Lecture 2 min. Read in English
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Il en va des taxes comme des balles perdues, elles ratent parfois leurs cibles. En l’occurrence, parmi le déluge de taxes annoncées ou envisagées par Donald Trump, celle qui consiste à faire payer à un armateur possédant des navires construits en Chine ou battant pavillon chinois une amende de plusieurs millions de dollars à chaque escale dans un port américain pourrait sérieusement nuire à l’économie des Etats-Unis. Conçue pour relancer les chantiers navals du pays, elle donne des frayeurs aux armateurs du monde entier, qui devraient débourser à l’Etat fédéral jusqu’à 52 milliards de dollars (48,05 milliards d’euros) par an, selon les estimations du courtier maritime Clarksons.
De fait, les Etats-Unis ne se situent qu’au 19e rang mondial de l’industrie de la construction navale, loin derrière la Chine, qui détient la moitié du marché. Cette domination confère à la puissance asiatique un « pouvoir de contrôle sur l’approvisionnement mondial, les prix et l’accès », a déclaré, le 21 février, le bureau du représentant américain au commerce, Jamieson Greer, au terme d’une enquête lancée sous l’administration Biden, à la demande de cinq syndicats. Avec ce projet d’amende, l’agenda protectionniste de Donald Trump atteint son paroxysme puisque ce ne sont pas seulement les marchandises étrangères qui sont taxées, mais même les navires qui les transportent.
Premier inconvénient, elle pourrait créer un chaos logistique. Les navires cesseront de desservir les petits ports, pour éviter de payer ce surcoût, et s’arrangeront pour décharger toutes leurs marchandises au même endroit. Congestion portuaire garantie. Mais l’administration américaine n’étant plus à un chaos près, cet argument risque d’avoir peu de poids.
Ensuite, cette taxe est pire qu’un droit de douane, puisqu’elle n’est pas calculée sur un pourcentage et donc ne fait pas de différence entre une berline de luxe et une banane. Jared Gale, responsable de la Dole Food Company, une entreprise fruitière, a d’ailleurs expliqué devant le bureau du représentant du commerce qu’elle ferait flamber le prix de la banane. Contrairement aux droits de douane voulus par Donald Trump sur l’acier, l’aluminium ou l’automobile, qui incitent les entreprises américaines à produire sur le sol américain, les Etats-Unis peuvent difficilement se mettre à cultiver des bananes, sauf à relocaliser chez eux le climat tropical.
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